La CNIL amorce un travail sur les bases de données d’apprentissage

La CNIL amorce un travail sur les bases de données d’apprentissage

Se nourrissant des informations accessibles sur le Web, les Intelligences Artificielles comme ChatGPT, au-delà de leurs performances, interpellent le législateur notamment sur la protection des droits. La CNIL renforce son expertise et lance de nouveaux chantiers sur cette problématique.

Les professionnels de l’Intelligence Artificielle considèrent que les cas d’usage sont les premiers leviers d’adoption et de démocratisation. En la matière, ChatGPT est un contributeur exemplaire à l’accessibilité des techniques d’intelligence artificielle.

Pour autant, ces innovations de rupture peuvent aussi générer des risques ou dérives, notamment juridiques et éthiques.

Autorité suprême hexagonale sur les questions liées à l’Intelligence Artificielle, la CNIL entend offrir les réponses ad hoc à ces problématiques.,La CNIL a annoncé la création d’un département de cinq personnes, dédié à l’intelligence artificielle : le Service de l’Intelligence Artificielle.

L’objectif que s’est fixé la CNIL est le renforcement de son expertise sur ces dispositifs et sa compréhension des risques quant à la protection de la vie privée, tout en anticipant l’entrée en application du règlement européen sur l’Intelligence Artificielle.

La mission du Service de l’Intelligence Artificielle concernera en outre le développement des relations avec les acteurs de l’écosystème et celui de l’acculturation des professionnels et des particuliers.

Des applications comme ChatGPT suscitent aussi des questions juridiques. Ainsi, le Service de l’Intelligence Artificielle, bien que dépendant de la direction des technologies et de l’innovation, sera en outre en contact étroit avec « l’accompagnement juridique ».

Selon la CNIL, dès maintenant, et sans que l’adaptation du cadre législatif à ces nouvelles problématiques soit effective, la création du Service de l’Intelligence Artificielle est une réponse à ces enjeux sociétaux dont l’importance progresse chaque jour.

A cette nouvelle mission que s’est assignée la CNIL est associée une mission à plus brève échéance portant cette fois sur les bases de données d’apprentissage. Pour entraîner ces Intelligences Artificielles, leurs développeurs font généralement appel à d’importantes quantités de données.

ChatGPT illustre parfaitement un usage des techniques d’extraction de données sur le Web – combiné à des travailleurs du clic. La CNIL rappelle, sans citer une Intelligence Artificielle particulière, que ce type d’application fonctionne essentiellement grâce au traitement d’un grand nombre de données, très souvent personnelles.

En conséquence, leur fonctionnement induit ainsi des risques pour la vie privée.

Des conseils sur l’usage des bases de données d’apprentissage

Les réflexions sur les bases d’apprentissage doivent offrir des réponses concrètes en matière de création ou d’utilisation de telles bases de données

Conjointement à la création du Service de l’Intelligence Artificielle, la CNIL amorce donc un travail sur les bases de données d’apprentissage. La CNIL indique que nombre d’institutions publiques et entreprises privées font d’ores et déjà appel à elle sur la légalité de certaines pratiques concernant la constitution de bases d’entraînement.

Les réflexions et décisions de la Commission à venir ont donc pour objet de préciser sa position sur ce point et d’encourager des bonnes pratiques, au regard notamment du RGPD, mais aussi de contribuer à la proposition de règlement sur l’Intelligence Artificielle actuellement débattue au niveau de l’Union Européenne.

Les réflexions sur les bases d’apprentissage doivent aboutir à des réponses concrètes en matière de création ou d’utilisation de telles bases de données, ces dernières devant être respectueuses des droits et libertés fondamentaux des personnes.

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