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« L’infobésité », un phénomène menaçant pour l’environnement et… pour les entreprises !

« L’infobésité », un phénomène menaçant pour l’environnement et… pour les entreprises !

L’identification d’un segment de clientèle qui sera le plus enclin à acheter un nouveau produit ou service ou la sélection de prospects en ligne qui recevront un bon d’achat. De telles taches sont réalisées quotidiennement dans nombre d’entreprises dans le monde.

À l’occasion de chacune de ces opérations, la duplication de tout ou partie d’une base de données est nécessaire pour que des outils d’analyse, de traitement des données, puissent produire des résultats. Ensuite, le stockage de ceux-ci est opéré avec le jeu de données quelque part, sur un serveur dans le Cloud ou dans le système d’information de l’entreprise. Cette duplication et la sauvegarde de base de données sont énergivores, sollicitent de la main d’œuvre et des équipements.

Le numérique, des technologies très consommatrices d’énergie

Les domaines d’activité comme l’industrie aéronautique ou automobile sont fortement pointés du doigt pour leurs émissions de CO2 et leur consommation d’énergie. En revanche, beaucoup ignore que le numérique est en passe de devenir l’un des premiers consommateurs d’énergie, pas toujours renouvelable. Selon l’étude « Pour une sobriété numérique » du think tank The Shift Project, le volume d’énergie consommée du numérique progresse de 9 % par an. Et la transformation numérique actuellement en cours dans toutes les organisations, ne fait qu’accentuer sa contribution au dérèglement climatique. Les émissions de gaz à effet de serre (GES) du numérique progresserait en effet de 2,5 % en 2014 à 4 % en 2020, soit deux fois ce que le transport aérien émet.

Plus de dix milliards d’e-mails sont échangés chaque heure dans le monde

Car aujourd’hui, le numérique s’impose, avec son lot incommensurable de données. Elles abreuvent les algorithmes d’intelligence artificielle, leur analyse permet la prédiction de nos comportements d’acheteurs. Elles sont omniprésentes, dans nos relations avec l’administration, entre clients et fournisseurs, dans l’information circulant dans l’entreprise, dans les appels vidéos entre collaborateurs…

Le numérique, virtuel puisque dématérialisé, de moins en moins cher à stocker et une utilisation de plus en plus courante du Cloud ont généré une « infobésité » généralisée. Plus de dix milliards d’e-mails sont échangés chaque heure dans le monde selon le rapport « La face cachée du numérique » de l’ADEME, sans compter les spams ! Il est largement temps pour les organisations d’adopter des pratiques écologiques pour inverser cette tendance.

Les bases de données prolifèrent, leur stockage est effectué souvent sans tri et dédoublonnage préalables. Pire, nombre d’entre elles, une fois stockées ne sont plus jamais exploitées. Selon l’étude « Les tendances du stockage de données en France face au digital » de Teknology Group, 75% des données stockées seraient obsolètes, redondantes ou inutiles !

Il s’agit simplement d’identifier quelles données à partager, mutualiser et conserver

Pourtant, des moyens de lutte sont relativement simples à mettre en place. Ici, une certaine « écologie » numérique, peut être promue par le service informatique auprès des métiers producteurs et consommateurs de données. On peut tenter de limiter la durée de vie d’une base dupliquée, d’effectuer le tri régulier des données ou la sauvegarde des plus anciennes sur un support moins onéreux. Ou encore, mutualiser des données entre plusieurs départements, filiales ou services peut s’avérer vertueux.

Combattre « l’infobésité » est une nécessité absolue pour que la transformation numérique des organisations soit réussie. Ce combat passe par une gestion écologique des bases de données. Il n’y a là rien de vraiment difficile. Il s’agit simplement d’identifier quelles données à partager, mutualiser et conserver, de trouver le bon équilibre entre stocker sur une des grandes plateformes mondiales et stocker plus localement, de façon plus privative, et moins mutualisée.