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L’exploitation des données : le sésame vers la performance

L’exploitation des données : le sésame vers la performance

Savoir collecter et stocker de gros volumes de données, celles-ci qualifiées de nouveau carburant de l’entreprise, est devenu un enjeu majeur. Les données – ainsi que leur gestion, leur exploitation, et leur accessibilité – seraient aujourd’hui le sésame vers la performance.

Pour exploiter au mieux cet « or noir » que constitue la donnée, de nouveaux métiers sont apparus, parmi eux, le CDO (Chief Data Officer) ou Directeur des données. Cette nouvelle fonction a désormais trouvé sa place dans les organigrammes. Selon un rapport de PwC en 2017, environ 20% des 2.500 plus grandes organisations au monde s’étaient déjà dotées d’un Chief Data Officer, pour mettre en oeuvre leur transformation digitale. Pour le cabinet Gartner, en 2019, neuf des grandes entreprises sur dix auraient recruté un tel profil.

Le premier rôle d’un CDO et celui des autres experts de la donnée est d’assurer la gouvernance de la collecte et du traitement des données dont le nombre ne fait que croître de façon exponentielle.

Une base de donnée non fiable – obsolète, non vérifiée, corrompue, incomplète – conduira sans doute à une mauvaise exécution

Si les volumes de données explosent, c’est parce que le monde en général et celui de l’entreprise en particulier vit une digitalisation généralisée, celle des produits et des services mais aussi celle de leur création et leur commercialisation. La data remplit donc une fonction essentielle d’optimisation de ces process physiques. C’est la donnée qui doit faciliter le passage du virtuel au réel pour les processus d’achat, de fabrication, de prévision, planification, contrôle de qualité, livraison, … avec le plus d’effectivité possible.

D’où l’importance essentielle de la relation entre la donnée (information virtuelle) et la réalisation. Une donnée non fiable – obsolète, non vérifiée, corrompue, incomplète – conduira sans doute à une mauvaise exécution. Et, une erreur en provoquant d’autres en chaîne, créera indubitablement d’autres mauvaises opérations (réassorts, comptabilité …) et pourra impacter le bon fonctionnement de l’ensemble de l’entreprise.

Dans sa fonction, le Chief Data Officer va considérer et gérer la donnée comme un Directeur des achats le fera pour les matières premières et les produits qu’il achète pour l’entreprise. Avec le même objectif de qualité.

Pour s’assurer de fournir des données de qualité, le CDO doit veiller à ce qu’elles soient accessibles – de manière sécurisée – par ses utilisateurs, et être de qualité à l’entrée, devant répondre à des critères exigeants de respect de normes.

Les données fournies doivent être modifiables et l’on doit savoir ce qui est modifié.

À l’instar de tout produit sensible, l’accès aux bases de données doit être réservé aux personnes qui en ont besoin.

Leur surveillance doit être organisée: Gérer des données tout au long de leur parcours de vie exige de pouvoir fournir la garantie du respect de la réglementation et la transparence imposées par la loi (CNIL, RGPD).

Le CDO doit également prendre en compte l’utilité et la pertinence des données : toutes n’ont pas vocation à être conservées.

À l’instar tout produit sensible, l’accès aux données doit être réservé aux personnes qui en ont besoin.

L’organisation souhaitant gérer avec efficacité ce précieux actif numérique, constituera un écosystème s’appuyant sur 3 catégories de systèmes :

Les solutions de traitement des données, de type ERP. Les dispositifs de stockage de type datalakes (lacs de données) ayant pour vocation le stockage des datas sur un temps plus long. Ils viennent en complément de datamarts ou de datawarehouses.

Les solutions de gestion de données qui permettent le contrôle des données, leur extraction, leur enrichissement et leur réinjection dans les systèmes.

Devenir une organisation “data-driven” est un passage obligé aujourd’hui pour créer de la valeur. Mais les bénéfices enregistrés consécutifs à la mutation digitale ne seront réellement effectifs que lorsque l’organisation saura exploiter avec intelligence la relation entre la virtualité de la data et la réalité de sa production.