webleads-tracker

 

L’assistant vocal manque encore de maturité

L’assistant vocal manque encore de maturité

Le cabinet Roland Berger, spécialiste de la stratégie sur le plan international vient de publier un rapport sur le ressenti des français quant à l’assistant vocal. Résultat : si près d’1/3 des français en a déjà utilisé, notre pays reste en retard sur les USA.

La mise en place d’un assistant vocal par les organisations françaises devrait toutefois progresser rapidement,  que ce soit dans un contexte BtoB comme BtoC.

Près de vingt millions de nos compatriotes ont utilisé aujourd’hui, à un titre ou un autre, un assistant vocal, ce qui représente près d’1/3 de la population. La majorité d’entre eux y serait confrontée via leur Smartphone (seize millions), mais les enceintes connectées et d’autres dispositifs d’assistants vocaux gagnent également du terrain. En France, bien que la maturité du marché ne soit pas la même qu’aux Etats-Unis, on estime que les enceintes vocales comptabilisent 1,7 million d’utilisateurs. L’étude “La voix monte le son”, nous révèle pourtant que les pays anglo-saxons sont nettement en avance dans le domaine par rapport à la France. Pourtant les assistants vocaux parlent aux français. Ils s’imposent progressivement dans les foyers comme dans les entreprises. S’ils sont encore aujourd’hui considérés comme des gadgets, ils pourraient rapidement représenter 30% de la navigation web et d’ici à 2021, la planète devrait compter plus d’agents conversationnels que d’humains. Ce marché émergent attise les ambitions dont bien sûr les GAFAM qui se sont très vite intéressés à cette technologie. Ils se livrent bataille pour être la voix la plus écoutée et la plus reconnue des populations, car les enjeux économiques sont colossaux.

« Il ne pourra s’imposer que si la confiance dans l’exploitation des données personnelles et la transparence dans la qualité de services sont au rendez-vous… »

L’étude démontre que les utilisateurs sont souvent frustrés face à une “immaturité technologique”, mais aussi craintifs quant à l’utilisation potentielle de leurs données personnelles. La semaine dernière, Google Home a notamment avoué procéder à l’enregistrement de certains échanges conversationnels, officiellement en vue d’améliorer la reconnaissance vocale, a précisé Google. “L’assistant vocal fait de plus en plus partie du paysage de nos vies, et pour longtemps. Il ne pourra s’imposer que si la confiance dans l’exploitation des données personnelles et la transparence dans la qualité de services sont au rendez-vous”, déclare Axelle Lemaire, partenaire chez Roland Berger et ancienne secrétaire d’Etat chargée du Numérique et de l’Innovation sous la présidence Hollande, qui cosigne cette étude.

Quid de l’adoption des assistants vocaux dans un contexte BtoB ?

Selon le rapport, plus de 50% des entreprises sont persuadées de l’efficacité opérationnelle de la voix. 30% des entreprises françaises auraient déjà mis en oeuvre un projet en interne. Application interne, logistique, relation client : les champs d’utilisation restent limités. L’assistant vocal peut tenir lieu de foire à questions (FAQ) pour les salariés de l’entreprise. Dans l’entreprise industrielle, il peut faire office de guide pour un opérateur lors des différentes étapes d’assemblage. Lorsque cette technologie est exploitée dans les centres d’appels, celle-ci permet de traiter jusqu’à 30% des requêtes en autonomie.

Pour que les assistants vocaux puissent pénétrer de façon massive le marché BtoB, leurs développeurs devront s’attacher à traiter des cas d’usage spécifiques à chaque secteur ainsi qu’à offrir une protection suffisante des données.