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La migration des Systèmes d’Informations dans les Clouds

La migration des Systèmes d’Informations dans les Clouds

C’est à la fin des années 50 qu’un analyste, l’allemand Hans Peter Luhn, a évoqué pour la 1ère fois un BIS (Business Intelligence System) pour enregistrer des faits, procéder à leur analyse, en extraire des modèles, véhiculer des informations vers différents services d’une entreprise pour une meilleure gestion de leurs activités. Le terme de marketing lui, fait son apparition au début des années 60, prenant appui sur des idées et des expériences de la décade précédente, en particulier aux US. Les années 70 vécurent le triomphe des SIM pour Système d’Information Marketing.

Le Système d’Information Marketing des seventies visait le rassemblement de toutes les données informatives possibles, bases de données structurées ou  non, internes ou externes, nécessaires à la prise de décision marketing, et à la réalisation du plan marketing annuel. Pratiquement, il s’agissait de regrouper dans un seul et même système des informations qui pour l’essentiel étaient sur du papier, mais un début d’informatisation était effectif pour les données internes, qui étaient issues pour la plupart  de la comptabilité, la facturation et la paye. En fait, les analyses, les rapports, les plans … étaient encore tous frappés à la machine à écrire par des secrétaires.

Le développement  du marché du décisionnel est parallèle à celui des innovations techniques (ordinateur personnel, base de données relationnelle, traitement massivement parallèle, Hadoop, etc.)

Toutefois, cette démarche d’analyse et de synthèse se développant et pas uniquement dans le monde marketing, la demande en informations internes s’est démultipliée en nombre et en fréquence, les systèmes informatiques se sont mis à couvrir de plus en plus de fonctions de l’organisation. Les directions informatiques ne pouvant progressivement plus répondre à toutes les demandes, le concept d’Infocentre informatique fit son apparition, véritable mise à disposition des utilisateurs des données. Ainsi les premiers vrais dispositifs décisionnels étaient opérationnels. 

Les sources de données se sont démultipliées, au-delà des API de production, avec les bases de données textuelles, géo-spatiales, vidéos, des capteurs, des séries temporelles, des réseaux sociaux …

Le développement  du marché du décisionnel est parallèle à celui des innovations techniques (ordinateur personnel, base de données relationnelle, traitement massivement parallèle, Hadoop, etc.) et des nouveaux modes de stockage de l’information (entrepôts départementaux, d’entreprise, lac de données …). Les sources de données se sont démultipliées, au-delà des API de production, avec les bases de données textuelles, géo-spatiales, vidéos, des capteurs, des séries temporelles, des réseaux sociaux … le tout en masse de données numérisées.
En 2020, le Cloud tend à s’imposer et les systèmes décisionnels sont plus que concernés. Les organisations sont confrontées à la problématique suivante : doivent-elles opter pour un Cloud privé ou public ou pour les deux (hybride). Répondre à cette question est très compliqué, d’autant plus si vous êtes DSI et que l’ensemble de vos collaborateurs est en jeu, ou que vous êtes une très grande organisation avec des métiers divers et des API très spécifiques. À la différence notoire de la plupart des Petites Moyennes Entreprises qui ont tout avantage à profiter de la qualité industrielle qu’offrent les Clouds publics tant pour leurs interfaces de production que leurs systèmes décisionnels. 

Ce qui se passe aujourd’hui est en fait la mutation d’une informatique encore  jusqu’alors trop souvent exploitée au stade artisanal, à l’exception de celle des très grandes organisations, à une informatique industrielle, avec une performance des prestations jamais atteinte jusqu’à ce jour. Dans ce contexte, les fabricants de composants de matériels ou éditeurs de solutions logicielles risquent de voir le nombre de leurs clients se réduire fortement à quelques grands prestataires de services dans le Cloud. Compte tenu de ces perspectives, pour chaque besoin seules quelques technologies devraient survivre…