Flottes automobiles : 69 % des entreprises françaises déclarent pratiquer l’autopartage

Flottes automobiles : 69 % des entreprises françaises déclarent pratiquer l’autopartage

Arval, le loueur de véhicules d’entreprise a réalisé une enquête auprès de 300 organisations possédant au moins 1 véhicule. Il ressort de cette étude que les organisations françaises possèdent en moyenne 165 véhicules, contre 86 à l’échelle de l’Union Européenne, 89 voitures particulières et 76 VUL dans les entreprises de l’hexagone, contre respectivement 51 et 33 dans l’UE. En moyenne, les entreprises françaises exploitent leurs véhicules pendant 4,8 ans.

Notons aussi que près de la moitié des gestionnaires de flotte estime que leur flotte va augmenter dans les 3 années à venir, contre 10 % qui envisage au contraire une diminution. Ces évolutions envisagées seraient principalement causées par la crise sanitaire. 

Le déficit de bornes de recharge et le surcoût sont considérés comme des freins.

Parmi ces véhicules qui devraient composer les flottes d’entreprises hexagonales, 44 % des Véhicules Particuliers et 23 % des Véhicules Utilitaires Légers devraient carburer à l’électricité à l’horizon de 2024, contre 35 % et 33 % au niveau de l’UE. Alors que 58 % des organisations françaises ont déjà opté, au moins en partie, pour des technologies alternatives au sein de leur parc, 80 % d’entre elles prévoient de le faire d’ici 2024. À l’horizon 2024, les entreprises pensent adopter avant tout l’hybride (70 %) et l’hybride rechargeable (71 %), l’électrique (66 %) arrivant en troisième position.

Au-delà de l’électrification des flottes automobiles d’entreprise, une autre tendance est en train d’émerger, si l’on en croit l’enquête du loueur Arval : celui des usages.

En revanche, les TPE de moins de dix employé(e)s sont moins engagées sur le sujet, seules 46 % d’entre elles envisagent en effet d’adopter l’hybride ou l’hybride rechargeable, et 38 % sur le 100 % électrique. Le déficit actuel de bornes de recharge publiques et le coût plus élevé sont selon les questionnés parmi les principaux freins au passage à l’électrique.

Des solutions de mobilité émergentes

Au-delà de l’électrification des flottes automobiles d’entreprise, une autre tendance est en train d’émerger, si l’on en croit l’enquête du loueur Arval : celui des usages. Ainsi, 69 % des trois cents organisations questionnées déclarent pratiquer l’autopartage, tandis que 70 % d’entre elles ont adopté un système de covoiturage entre employés. On peut aussi remarquer la hausse de certaines pratiques, ainsi 62% des entreprises françaises ont opté pour la location privée ou l’échange d’une partie de la rémunération contre l’octroi d’un véhicule, mais aussi pour l’instauration d’un budget mobilité qui permet à 70% des employé(e)s de bénéficier du choix de leur mode de transport, sachant que les grandes organisations sont sur ce point plus en pointe que les TPE et PME. 

Les TPE (35 %) et les grandes entreprises (79 %) sont prêtes à connecter tout ou partie de leur flotte automobile

Enfin, les entreprises hexagonales sont également plus enclines qu’hier et plus nombreuses (60 %, contre 45 % en moyenne dans l’ensemble de l’UE) à utiliser des véhicules connectés. C’est en effet considéré comme prioritaire pour la localisation ou l’augmentation de la sécurité des véhicules (50 %), l’amélioration du comportement des employé(e)s au volant (42 %), l’empêchement d’une utilisation non autorisée (48 %), l’accroissement de l’efficacité opérationnelle (43 %) ou encore la réduction des coûts (40 %) et l’impact de la flotte sur l’environnement (38 %). Les TPE (35 %) et les grandes entreprises (79 %) sont prêtes à connecter tout ou partie de leur flotte.