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Data centers : L’Europe est en train de rattraper son retard

Data centers : L’Europe est en train de rattraper son retard

Avec l’avènement de la numérisation de l’économie, les data centers qui hébergent les données des grands acteurs du Cloud, et des multinationales, sont de plus en plus nombreux en Europe.

Dans ces immenses data centers climatisés, sécurisés, des centaines de serveurs cohabitent, stockant et brassant des masses de base de données dont dépendent de plus en plus les vies des entreprises et des individus.

Mais à qui appartiennent ces gigantesques hébergeurs de bases de données ? Peut-être à l’un des Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft), à un opérateur plus modeste, ou encore à une grande organisation qui a décidé d’externaliser son infrastructure informatique.

Ces data centers représentent une puissance électrique pouvant aller jusqu’à 20 MW.

Les USA ont longtemps été le fief de ces hébergeurs. Mais l’Europe “est en train de rattraper” son retard sur les Etats-Unis, précise à l’AFP Charles Meyers, le CIO d’Equinix, groupe américain mondial leader du secteur.

« Note groupe a réalisé 1,5 milliard de dollars de chiffre d’affaires en Europe en 2017, enregistrant une croissance annuelle d’environ 15% », indique-t-il.

Même son de cloche pour la filiale française d’Interxion, qui enregistre un taux de croissance sur le marché européen de 14-15% depuis deux ans.

En Europe, bien que la France se soit lancée un peu moins rapidement que d’autres pays comme l’Angleterre, la Hollande, ou l’Allemagne, certains acteurs comme Euclyde, qui détient six sites en France, revendique une croissance organique de son CA de “18 à 20%” par an, avec une prévision d’ouverture d’environ 25 sites, à l’horizon 2030.

– L’attractivité de la France –

La multiplication de ces data centers devrait être catalysée par la décision mi-octobre du gouvernement de reconnaître les data centers comme une industrie “électro-intensive”, ce qui signifie une fiscalité réduite sur l’électricité, de 22,5 à 12 euros par MW/h.

“Ce nouvel aménagement règlementaire rend la France (…) encore plus attractive pour nos investissements”, déclare Charles Meyers, qui voit la France devenir rapidement une terre d’accueil très prisée de l’économie numérique européenne.