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Le Chief Data Officer a-t-il de l’avenir ?

Le Chief Data Officer a-t-il de l’avenir ?

La denrée commune de chaque transformation digitale, quelle que soit la taille des entreprises, est la donnée. En effet, les nouvelles solutions numériques mises en place ont besoin d’être nourries par des données et… créent elles-mêmes de nouvelles données. C’est pourquoi maîtriser la collecte et le traitement des données permet à chaque entreprise d’accélérer sa digitalisation. Afin d’initier cette transformation digitale, le Chief Data Officer (CDO) est à la manœuvre… mais pour combien de temps encore ?

Par définition, le Chief Data Officer est en charge de la gestion et de l’exploration des bases de données. Son apparition date d’une dizaine d’années, mais sa fonction s’est réellement imposée à partir de 2018. Le CDO officie aujourd’hui dans 9 entreprises sur 10 du CAC 40. Pourquoi un tel engouement pour les CDO ? Ces dernières années, ce métier ne cesse d’évoluer. En effet, selon un rapport réalisé par PWC, le champ d’action du CDO s’agrandit parallèlement à l’augmentation du volume des bases de données. Aujourd’hui, sa mission va bien plus loin que la gouvernance des données : valoriser des données, prendre en compte les objectifs commerciaux de son entreprise, sont désormais de sa responsabilité.

Le CDO tient aussi un rôle de formateur. En effet, la compréhension, la capacité d’analyse de la donnée sont aujourd’hui devenues des compétences clé pour tout collaborateur. Qui de meilleur que le CDO pour s’en charger, manipulateur des données à longueur de journée ?

Mais, bien que très recherchés actuellement, les Chief Data Officers, tout comme les Chief Digital Officers, sont vraisemblablement condamnés, à plus ou moins brève échéance, à disparaître, au fur et à mesure que leurs compétences seront intégrées par tous les services de l’entreprise.

Dans les mois et années à venir, la culture digitale se diffusant, le traitement de la donnée, l’exploitation intelligente des bases de données, vont inexorablement s’imposer à tous les niveaux de l’entreprise, et l’équipe du CDO, en fonction aujourd’hui, va exploser pour se retrouver dans tous les services. Comme les compétences en traitement des données seront très rapidement des compétences exigées chez quasiment tout collaborateur en entreprise, les différents départements d’une même entreprise ne dépendront plus d’un CDO.

Améliorer sa compréhension et sa capacité d’analyse des données est également le souhait des collaborateurs. En effet, selon le rapport « Data Literacy  » publié par Qlik, 53% des Français souhaitent consacrer plus de temps et d’énergie dans l’amélioration de leurs compétences en matière de données.

Les organisations devront mettre rapidement en place une politique de formation en ce sens, car aujourd’hui à peine 35% des français ont été déjà formé sur les sujets touchant à la donnée et à son exploitation. Beaucoup reste donc à faire face à ce défi de taille.

Au fur et à mesure que ses collaborateurs gagneront en confiance dans leur capacité à analyser et manipuler les données, exploiter au mieux  les bases de données, la fonction du CDO va par, la force des choses, évoluer. Elle sera de plus en plus orientée business et stratégie, valorisation de la donnée.